Le mot du Maire

Publié dans le bulletin annuel (janvier 2012)

Evoquée par les médias à l'occasion du dernier congrès national des maires de France, la réduction des dotations financières de l'Etat envers les collectivités locales est une réalité que le budget 2012 devra intégrer.

A cette dure réalité s'ajoute la grande difficulté que rencontrent ces mêmes collectivités à pouvoir emprunter auprès des organismes bancaires qui, faute de liquidités, privilégient l'aide à l'investissement privé.

La rigueur qui est de mise dans l'utilisation des bâtiments publics, très onéreux en investissement mais aussi en fonctionnement, a permis à la commune de maîtriser sa fiscalité et de dégager depuis 2004, l'auto financement nécessaire à ses nouveaux aménagements, tels ceux en cours au Chef Lieu, ou prévus pour enjoliver et sécuriser les hameaux.
Pour en arriver là, les élus ont eu la chance de pouvoir compter sur la sagesse des habitants, employés, enseignants et représentants d'associations qui ont su se contenter des installations et du matériel existants, même si certaines fois on a pu connaître des situations de sur fréquentation de locaux.
A cela, les aides significatives sous forme de subventions, apportées par le Conseil Général et l'Etat, ont permis de soulager nos finances. Malheureusement cette source de recettes va tendre à se tarir.

Moins de revenus, cela veut dire moins dépenser.
Pour relever le défi et limiter les effets de la crise annoncée, les élus du Pays de Fillière travaillent sur la mutualisation des moyens qui permettront de maintenir le niveau de services, tout en en maîtrisant les coûts.
En matière d'aménagement du territoire, les réflexions menées actuellement, dans le cadre de la révision du Plan Local d'Urbanisme sur la bonne utilisation des sols, vont également impacter le budget pour les années à venir.
En effet, les règles fixées par le législateur, qui visent à juguler l'étalement urbain pour sauvegarder les espaces naturels et agricoles, contribueront à contenir les dépenses. Maîtriser l'étalement de l'habitat, c'est limiter les besoins en infrastructures, équipements et services nouveaux.

Le vieux slogan né du choc pétrolier de 1974, " en France on n'a pas de pétrole mais on a des idées " reste d'actualité. A nous de l'adapter à notre siècle.

Christian Rophille

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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